Oh, il neige ! Ah non j’ai encore renversé mon saladier de coke par terre

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A Lausanne y a pas d’écarts sociaux : soit t’habites à Malley et tu prolonges l’ambiance reflets des îles jusqu’à ton salon, soit t’habites dans la Rue de Bourg, et là c’est plus le Groenland que les Caraïbes. Je ne mets plus de glaçons dans mes cocktails, même les alcools ont gelé.
Habiter au centre ville c’est pas tous les jours la fête ; t’as beau te souvenir de soirées de feu où ta bouche goûtait des liqueurs flamboyantes, les sticks s’allumaient sans briquet, et les naïades peuplaient plus souvent ton lit que celui du fleuve, il faut te rendre à l’évidence, aujourd’hui tout ressemble plus à un larynx usagé par l’angine, des mégots de cigarette froids et pourris que la neige balaie encore moins bien que le concierge du Churrasco et des Gonceruts qui squattent ton sac de couchage comme le gel colle à ta vitre. Fais chier !

Heureusement, ce soir, j’apprends que la presse locale s’est intéressée à l’affaire. C’est pas « Le Temps » ou le « 24 Heures » qui auraient publié un article, bien sûr, notre cher Nic’od est protégé. En France, un pauvre gars s’est fait ramassé chez lui pour avoir demandé une inflation à Mme Dati. En Suisse c’est pas les politiciens qui sont protégés : le plus entreprenant des Tony Montana a le droit à une protection rapprochée ; Hainard lui, il a le droit de se faire flinguer. Al Pacino pouvait bien dire : »J’ai des mains faites pour l’or et elles sont dans la merde », celles de Bernard sont plus souvent dans de la pure bolivienne que dans la saloperie de Venice Beach, et ses pieds foulent le Palace de Montreux au lieu des trottoirs de L.A.

Ce qui a de bon dans la pub c’est qu’elle ne peut pas être mauvaise, alors quand le fameux « 20 minutes » se dit qu’il va tenter quelque chose qui défrait la chronique – i.e : écrire un article sur un sujet qui fâche – il s’arrange bien pour ne pas chambouler toutes les règles de l’art, et donner un petit coup de pouce, pour compenser tous ceux qu’il met dans la carrière* de ses employées, à notre idole nationale aux mille froids appartements. Une fois de plus Monsieur passera pour un grand humaniste et un rhétoricien hors-pair : comparer le Bourg à St-Pétersbourg, quelle finesse, surtout quand c’est pour dire : »Quelle bande de frilleux ces étudiants, dans mon temps on se réchauffait à la Vodka, et à la Coke. »

*Mot d’emprunt

Source :

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Un-immeuble-vit-sans-chauffage-depuis-mars-28752197

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